mardi 12 juillet 2011

The Black Keys @ Centre Bell: et la lumière fût.


On était plus de 8000 hier au Centre Bell a avoir assisté probablement au meilleur concert de l'année (jusqu'ici). Cette réussite avait un nom: The Black Keys

On a été à même de constater que ce duo de blues-hard-rock de l'Ohio rejoint un très large public: adolescents, jeunes professionnels et gens plus âgés; il n'y a pas de doutes, des notes de blues, ça touche tout le monde. The Black Keys nous ont livré un spectacle assez bref - d'une heure quinze - où se sont succédés la plupart de leurs succès. Dans un sens, j'aime bien le concept de performer à cent milles à l'heure avec une intensité énergique et égale. C'est ce qu'ils ont fait. Mis à part les arrangements et les riffs de guitare qui étaient aussi parfaits que sur disque, la magie de la prestation tenait aussi de la qualité sonore et visuelle. 
C'est certain que lorsque tu n'es que deux sur scène (quoi qu'ils ont été rejoints à la mi-spectacle par un claviériste et un bassiste), il faut que tu mises sur quelque chose pour remplir une scène d'envergure. Pour les Black Keys: c'est la lumière. La personne en charge de l'éclairage de ce spectacle-là devrait d'ailleurs être mis en nomination pour un prix, s'il en existe un. Toute l'habillement du spectacle tenait sur l'éclairage, la scène ressemblait un peu à une salle de répétition de théâtre: tout en noir avec de gros spots lumineux à même le sol et des arrangements de lumières qui pendaient comme des serpentins au-dessus du groupe. Chaque pièce était savamment suivie par l'éclairage qui était tantôt des spots de lumière très blanche, jaune, des reflets de boules disco en mauve et en turquoise qui prenaient d'assaut la foule... Chaque pièce à eu son ambiance: c'était grandiose. En fin de show, THE BLACK KEYS s'est allumé en arrière-scène pour le grand bonheur de la foule. La qualité du son était aussi remarquable, aucune fausse note, seulement un acoustique franc et survolté. Une prestation parfaite de A à Z.

En première partie, on a eu droit à Cage The Elephant. Je dois avouer que j'étais fébrile de les voir sur scène parce que j'aime beaucoup ce qu'ils font sur disque. Ma déception fût immense de voir, et surtout d'entendre, les multiples distorsions et le chanteur s'adonner à du «métal hurlant». Très sincèrement, j'ai trouvé ça dommage de voir le jeune chanteur Matt Shultz, se ruiner les cordes vocales à crier tout en parcourant la scène de façon hystérique. On l'a vu ramper, sauter, faire le bacon, se laisser tomber dans la foule.... Bref, avec le temps et l'expérience, ils vont peut-être comprendre qu'il n'est pas nécessaire d'en faire autant pour «habiter» la scène. The Black Keys, par contre, l'ont compris.

Une très belle soirée dont on se souviendra longtemps.

72 heures à Boston


Le week-end dernier, nous sommes allés à Boston pour un voyage-express. C'est idéal pour décrocher: pas très loin de Montréal, amusant et à mi-chemin entre la vie urbaine et celle de plaisanciers. Quelques suggestions à la suite de notre passage:

Newbury & Boylston Street
Deux rues qui traversent à peu près la ville en entier. C'est l'endroit idéal pour le shopping et les terrasses. Crate and Barrel, Anthropology, Ben Sherman, Lord & Taylor et une foule de petits commerces locaux sont regroupés sur ces deux rues parallèles. 
Côté nourriture, nous avons essayé le Tapéo, un restaurant de tapas espagnols. Nous n'avons pas été déçus de notre choix! On pourrait comparer le Tapéo à notre Sala Rossa montréalaise; la cuisine y est franche, goûteuse et typiquement espagnole. Ils ont une grande terrasse et, en s'y rendant sans réservation, on s'en sort avec moins de trente minutes d'attente. Avec 5 tapas partagés à deux et une bouteille de vin, l'addition a atteint les 100$. Un bon choix.
Je vous suggère également le Charleys pour les dîners et les déjeuners. La terrasse du Charleys compte parmi les plus belles de Newbury Street et elle est toujours bien remplie, mais encore là, nous n'avons pas à trop attendre avant de mettre la main sur une table. On y sert de la cuisine de bistro et des classiques du «fastfood» version améliorée. Nous y avons mangé un dîner partagé: nachos, filets de poulets frits avec sauce piquante et quesadillas. Tout était délicieux et franchement pas trop gras pour de la cuisine américaine. La carte des vins et des bières et généreuse, à deux, avec consommations, on s'en tire à près de 40$.

Common Park & Public Garden
Arrivés au bout des rues Newbury et Boylston, on tombe directement dans les deux parcs publiques de la ville. Deux très grands et beaux espaces verts où la population de Boston passe du bon temps. Les parcs abritent des plans d'eau et des aires de jeux. C'est l'endroit idéal pour relaxer ou pour se reposer les jambes avant de continuer le parcours à pied. J'ai un faible pour les kiosques de limonade fraîche préparée devant nous: un peu sucrée, mais oh combien désaltérante!

Faneuil Hall
Faneuil Hall se trouve tout en bas de la ville, près du port. On ne se le cachera pas, c'est l'endroit le plus touristique de Boston. Il s'agit d'un mini quartier piéton qui entoure le Quincy Market; selon quelques personnes rencontrées là-bas, il s'agit du meilleur food court au monde! C'est vrai que les petits restaurants que l'on trouve au Quincy Market sont très diversifiés et que, contrairement à beaucoup d'autres, il ne compte pas de grandes chaînes. Ça vaut la peine d'y entrer! Sinon, Faneuil Hall regorge de petites boutiques, de grandes chaînes de magasins et de restaurants. 

Red Sox @ Fenway Park
Ce serait fou d'aller à Boston sans aller voir, au moins une fois dans sa vie, une partie des Red Sox au Fenway Park. Cette fois-ci, nous y sommes allés! Même s'il n'est pas très grand, c'est tout de même impressionnant de voir le stade de baseball en plein milieu d'une ville et surtout, d'y observer les fans. Boston, c'est avant tout une ville de sports; les gens sont complètement accros aux Red Sox et aux sports pour lesquels ils ont une équipe. Ce n'est pas rare de voir des hommes, des femmes et des enfants habillés de la tête aux pieds à l'effigie des Red Sox! Au fond, le vrai spectacle, c'est de voir ces partisans à l'oeuvre parce qu'on s'entend qu'une partie de baseball, c'est un peu long... À mon humble avis!

ICA
Si vous faites une promenade dans le port, je vous conseille de vous rendre jusqu'à la pointe et de passer par l'Institute Of Contemporary Art. Un musée architecturellement très intéressant; une partie de l'établissement est totalement vitrée et elle surplombe l'eau. On peut aussi y contempler le paysage, juste pour cela, le ICA vaut le détour. Les collections exposées sont toujours à la fine pointe de ce qui se fait dans le monde de l'art contemporain. J'y ai déjà vu une importante rétrospective de l'oeuvre d'Obey et, présentement, on peut y visiter une exposition d'oeuvre faites à partir de vinyles.

On peut passer une semaine à Boston, mais par expérience, trois jours suffisent amplement pour visiter la ville d'un bout à l'autre.

jeudi 7 juillet 2011

Ne plus jamais rien rater avec CAMUZ


Vous êtes le type de personne qui entendez toujours parler des bons shows musicaux... une fois qu'ils sont passés? Eh bien il y existe une solution pour ça: CA MUZ. Le Calendrier Musical de Montréal est décliné en plusieurs outils pour vous aider à prévoir et choisir un spectacle musical le jour, voire à l'heure, même: un site web, un application pour téléphone intelligent et un petit calendrier (revue) de poche.

Je dois avouer que c'est un bel outil. Évidemment, on ne répertorie pas TOUS les spectacles qui se donnent sur l'île, surtout en temps de festivals comme ces jours-ci, mais la sélection est variée et représente bien les scènes d'ici. J'apprécie surtout la petite revue-calendrier, parce que pour le reste, il faut se l'avouer; Nightlife offre exactement la même chose, mais élargie à tous les événements de la Métropole. La revue, donc, est très bien faite, le calendrier du mois est clair et concis, on y trouve des critiques des sorties de disques, des entrevues et des petits reportages. Le format est idéal pour la sacoche (ou le sac en tout genre); on aime bien le concept!

Jusqu'à maintenant, le seul endroit où j'ai trouvé le CA MUZ est dans les entrées des Renaud Bray...

CA MUZ
http://www.camuz.ca

mercredi 6 juillet 2011

Wrentham MA: le village des rabais


Sur photo, comme ça, vous me direz que ça l'air un peu moche. Je vous l'accorde... Et pourtant: Wrentham Village Premium Outlets, c'est tout à fait fantastique! Il s'agit en fait d'un petit village tout ce qu'il y a de plus bétonné et avec le minimum de «cachet» dans lequel on a regroupé des outlets de 170 boutiques ou grandes chaînes. Si vous prévoyez des vacances à Boston, vous vous devez d'y faire un arrêt.

Les rabais sont significatifs souvent plus de 50% sur la marchandise à prix régulier et on ajoute, le plus souvent, un pourcentage de rabais supplémentaire. Ça vaut la peine! C'est certain que les collections en cours ou à venir sont rarement là, mais celles qu'on offre ne date pas de très longtemps!

J'y vais pour:
JCrew: on adore, surtout en solde!
BCBG: pour les robes qui deviennent abordables.
Calvin Klein: pour les bas et les sous-vêtements
Ralph Lauren: pour la literie et les serviettes de plage
Les 4 boutiques d'articles de cuisine: pour pouvoir me permettre d'acheter des produits plus haut de gamme
GAP: pour les pyjamas, les vêtements d'intérieur et les sous-vêtements
Burton: on y trouve parfois des manteaux très pratiques

Évidemment, je fouine dans toutes les autres boutiques et je trouve invariablement des trésors!

À moins de 30 minutes de Boston, on serait fou de ne pas passer par là en chemin. Mais attention, la limite d'achat que nous sommes autorisés à ramener au Québec après 48 heures de visite est de 400$. Pour les dépassements, il faut payer de la taxe...

Wrentham Village Premium Outlets
One Premium Outlet Boulevard
Wrentham, MA
http://www.premiumoutlets.com

  

mardi 5 juillet 2011

General 54; UO de chez nous


General 54 c'est le coup de coeur de mon week-end. On pourrait comparer l'endroit à un Urban Outfitters de chez nous: c'est très épuré, un peu bricolé et il y a la touche urbaine-gitane typique à UO. Les propriétaires y tiennent des créations de près de 30 designers de Montréal, du Québec et du Canada. Celles que l'on retrouve en plus grand nombres sont Birds of North America, Atelier B, Les enfants Sauvages et Jennifer Glasgow (qui est également la co-propriétaire de la boutique). On y trouve aussi des accessoires et des articles de maison (comme de très beaux linges à vaisselle!).  

Mes coups de coeur sont allés aux robes de Jennifer Glasgow et à celles de Birds of North America; des morceaux passe-partout avec des détails funky qui les rendent pas-comme-les-autres. À prix régulier, les vêtements constituent «un investissement»; il faut compter entre 100$ et 200$ pour chaque robe. Disons que ça nous y fait penser à deux fois avant de faire un achat compulsif. 
À l'avant-boutique, par contre, il y a toujours un présentoir ou les dernières pièces de certaines collections sont soldées. Si vous êtes chanceuse, vous ferez peut-être des trouvailles dans votre taille à des prix moindres (40$ à 70$). Il faut quasiment passer toutes les semaines pour être certaine de ne pas manquer un morceau de notre taille à rabais. Ils s'envolent très vite et il ne semble pas y avoir beaucoup d'exemplaires de chaque vêtement en boutique. C'est parfait dans un sens, parce que ça les rend plus unique sur l'île, comprendre ici: moins de chances de voir quelqu'un habillée comme vous!

General 54 a deux petites soeurs qui font dans le vintage-friperie: Local 23 et Annex Vintage. J'ai visité le Local 23 et, bien que je ne sois pas une grande fan des friperies, j'ai trouvé que leurs vêtements étaient en très bon état et qu'ils étaient bien choisis. À visiter si vous êtes une accro des friperies.

General 54 est un coup de coeur sur toute la ligne!

General 54
54 Saint-Viateur West
http://www.general54.blogspot.com

lundi 4 juillet 2011

Mangez comme des rois à l'ITHQ!



Fans de royauté? Prince ou princesse dans l'âme? Sachez que, du 12 au 30 juillet, il vous sera possible de manger exactement la même chose que les époux royaux lors de leur passage à l'Institut de Tourisme et d'Hôtellerie du Québec.  Au menu?

Fromage de chèvre des Cantons-de l'est, concombre miniature et confiture de sureau
Foie gras du Québec sur pain brioché rôti, gelée de cidre de pomme
Homard des îles-de-la-Madeleine, en deux façons
Longe d'agneau de Charlevoix en croûte d'herbes et de canneberges, légumes saisonniers du Québec
Rêve Blanc
Barre de fromage blanc et de caramel d'érable, plume de meringue et biscuit léger

Et, bien sûr, chacune des propositions vient avec une suggestion de vin de chez nous savamment agencée. 

Avouez... Qu'on soit pour ou contre la monarchie, reste que ce menu donne l'eau à la bouche! Il nous  sera offert à des prix assez accessibles: 55$ sans les choix de vin ou à 90$ avec les suggestions.

Institut d'Hôtellerie et de Tourisme du Québec 
3535 Saint-Denis, Montréal
http://www.ithq.qc.ca/hotel/menu_royal.php

Ryu --» tapas japonais dans Outremont


On fait beaucoup la promotion des tapas d'inspiration japonaise du Ryu ces temps-ci dans les médias montréalais. Évidemment, on s'est senti le besoin de les essayer. Coup de théâtre! Ce n'est pas les tapas qui ont retenu notre attention, mais leurs sushis...

Le Ryu, au fond, n'a rien de bien japonais. C'est plutôt un resto-lounge au goût du jour qui attire une faune de jeunes gens qui veulent faire dans le branché. Au menu, les tapas n'ont pas su créer l'envie chez nous. La liste est très courte et, en fait, ce qui nous a le plus rebuté c'est que tout ce qu'on y voyait, on aurait pu le faire à la maison: poulet gingembre-miel, tartare de boeuf et de saumon, canard miso, nouilles soba... Il y avait aussi les toban yaki, des viandes et des légumes cuits sur céramique. Encore une fois, les mélanges de viandes n'étaient pas très «exotiques» et ce n'est pas nous qui faisions cuire nos viandes sur la céramique; ça arrivait des cuisines. Peut-être que si notre serveur avait été plus en mesure de nous vendre son menu, nous aurions été plus séduits par l'un de ses plats... Mais à la lecture comme ça, nous n'avons eu aucun coup de coeur.

Les sushis par exemple! J'ai débuté par des tapas makis, qui sont servis en deux petites bouchées. J'ai opté pour les Ronin: crevettes tempura, cocombre, avocat, tobiko et feuille de miso. Ils étaient dé-li-cieux! Pas trop lourds, ni trop collants et très frais. On nous offre également un plateau de petites sauces pour accompagner nos sushis: oignons caramélisés, sésame, mayonnaise épicée et une dont le nom m'échappe. Miam! Je crois que c'est ce qui nous a le plus séduit, ça faisait un petit quelque chose de nouveau. Nous avons ensuite enfilé des Makis et aucun ne nous a déçu. 

La carte des cockails est volumineuse et on suggère plein de recettes maison. Tout semblait intéressant, mais à 14$ le verre, dépendant de notre budget, il faut faire des choix entre bouteille de vin et les coktails. La carte des vins au verre offre peu, mais de bons choix. Pour deux, avec juste assez de sushis pour nous rassasier et quatre verres de vin, nous nous en sommes tirés pour environ 70$. C'est raisonnable. 

À chacun ses goûts, mais selon moi, les tapas du Ryu ne valent pas vraiment le détour. Pour les sushis par exemple, ça peut être un bon choix. Quoiqu'il y a tellement d'excellents restaurants de sushis sur l'île...

Ryu
288 Laurier Ouest, Montréal
http://www.ryutapas.com