mardi 17 mai 2011

L'Épicurien Urbain Fricote



Vous connaissez? Il s'agit d'un tout nouveau magazine (il n'en est qu'à sa deuxième publication) dédié exclusivement à l'alimentation, au design, au packaging, à l'art et aux plaisirs culinaires en tous genres. Rien à voir avec les magazines pour «madames», celui-ci est entièrement dédié à la nouvelle génération de foodies et aux curieux alimentaires de tous les horizons. Le projet est né fin 2010 en France et, pour rejoindre le plus grands nombres d'adeptes, tous les articles sont rédigés en français et en anglais. Il est disponible dans plusieurs pays et on le retrouve ici aussi, à Montréal, dans les boutiques de revues spécialisées. Il s'agit d'un trimestriel, on en prendrait plus, mais peut-être qu'en augmentant la fréquence, on perdrait du contenu. On ne peut pas tout avoir!

On ne lésine sur aucun sujet dans le Fricote, on donne la parole à tous ceux qui touchent de près ou de loin le domaine alimentaire; grands chefs, blogueurs, architectes, artistes, graphistes, chef d'entreprises... Ça donne lieu à de belles découvertes comme des métiers ultra-intéressants qu'on ne soupçonne même pas d'exister.  Dans un design toujours épuré on présente des pages de magasinage d'outils culinaires, de packagings top tendances à travers le monde, de déclinaisons d'aliments, de suggestions de livres culinaires, de cd à écouter en cuisinant... Bref, tout ce qui est susceptible de rendre les amoureux de la cuisine aux anges! 

Mes coups de coeur sont les chroniques «restos à travers le monde» qui nous amènent à découvrir de hauts lieux de gastronomie undergrounds aux quatre coins du globe. Les pages mode pour leur ingéniosité. On trouve toujours le moyen de combiner mode et alimentation, cette saison-ci, on présente les mannequins sur des gâteaux, comme des décorations de crémage. La section art est aussi très intéressante, c'est fou ce que les artistes créer sous le thème de l'alimentation; que ce soit en papier, en laine, en fruits ou en peinture... J'aime aussi les pages magasinage... Autant vous dire que j'aime tout de ce magazine.

Pour notre plus grand plaisir, le troisième numéro sortira le 18 mai en Europe. Il faudra peut-être patienter une ou deux semaines de plus pour l'avoir ici dans les kiosques, mais l'attente en vaudra le coup, j'en suis certaine. 

En attendant, sachez que le site Internet de Fricote est aussi génial que le magazine. Chaque jour on y ajoute du contenu plus épicurien. On ne se lasse pas de parcourir ce site rempli de surprises. 

Fricote
http://www.fricote.fr

lundi 16 mai 2011

Retour «-- tUnE yArDs @ Sala Rossa


Vendredi soir dernier, tUnE yArDs se donnait en spectacle à la Sala Rossa. Nous avons dû attendre jusqu'à passé minuit pour la voir. Tout bien pensé, ça n'a pas été un supplice puisque la prestation est allée bien au-delà de nos attentes.

tUnE yArDs, c'est le travail de Merrill Garbus, une artiste originaire de la Nouvelle-Angleterre qui est maintenant installée à Oakland en Californie. Ce qu'elle fait et donne à entendre est unique, éclectique et oh combien créatif. Chacune de ses pièces est montée comme un petit bricolage. Elle enregistre un son, une rythmique ou un bruit à chaque fois qu'elle en débute une et ensuite, ces échantillons sont repris tout au long de la prestation. Sur scène, elle est une véritable femme-orchestre, elle enregistre ses échantillonnages, joue du ukulele, des percussions et est elle accompagnée d'un guitariste. Je ne sais de quel type de concentration elle est dotée, mais c'est franchement impressionnant de la voir orchestrer tout ça en plus de chanter. Car des sons, il en pleut dans ses pièces! On dirait même du patchwork musical, mais qui fonctionne très bien car rien n'y est laissé au hasard. Aucune fausse note, aucune erreur dans l'entrée des échantillonnages tout au long de la performance. Wow! C'est ce que j'appelle une artiste.

Elle est arrivée sur scène comme une drôle de bête à plumes avec son boléro plumé, ses joues très roses et sa drôle de coupe de cheveux. Sa voix, à mi-chemin entre celle du canari et de la corneille, passe par toutes les intensités, tous les registres et est capable de tous les types de son qu'une bouche peut produire. On ne sait pas comment elle y arrive, encore une fois, mais tout ça en harmonie parfaite avec sa musique. Vraiment, elle est un objet de curiosité, son excentricité remplit à elle seule la scène. 

Son plus récent album W H O K I L L est en vente sur iTunes depuis la semaine dernière. Un album que votre bibliothèque sera heureuse d'adopter! J'adore Es-so, My Country et You Yes You qu'elle a interprétés, au grand bonheur de tout le monde, vendredi.

http://tune-yards.com

samedi 14 mai 2011

Un nouveau projet pas comme les autres!

C'est une nouvelle tendance que de financer ses projets culturelles par soi-même en sollicitant l'aide du public. Ces jours-ci, une vidéo épurée aux propos novateurs et gorgé d'espoir court sur le web sous le nom de nouveauprojet.ca

C'est quoi le projet?
Un groupe de journalistes, auteurs, créateurs et intellectuels en ont ras-le-bol des façons de faire des médias et ont le commun désir de changer les choses en lançant une nouvelle publication:
«Essais, reportages, critiques. Un magazine qui n’a pas peur de mélanger le journalisme et la littérature, la culture populaire et la haute culture, les idées et les émotions, le je et le nous. Un magazine qui n’a pas peur, point.»

Les fondateurs du projet sont Nicolas Langelier - auteur, commentateur culturel et journaliste indépendant qui a travaillé sur de nombreuses émissions culturelles et des magazines - et  Jocelyn Maclure - professeur de philosophie et auteur. Ils nous promettent un brillant et audacieux comité éditorial comprenant entre autres: Caroline Allard, Marie-Claude Beaucage, Nicolas Mavrikakis, Frédéric Gauthier et Patrick Turmel. Les collaborateurs seront tout aussi intéressants, dans la liste, on retrouve entre autres; Nadine Bismuth, Monia Chokri, Thomas Leblanc, Fanny Britt et Nicolas Dickner. Déjà ça promet.
Beaucoup de gens du milieu compare d'ailleurs ce que le groupe veut faire au magazine londonien haute gamme Monocle, qui ne se cache pas d'être un peu élitiste et qui couvre tout ce qui est pertinent dans diverses sphères de l'actualité. Monocle est éclectique et oh combien intéressant!



Bref, pour mettre leur projet sur pied, le groupe s'est donné comme objectif d'amasser 10 000$ avec l'aide du public. Plusieurs «formules de dons» sont proposées en échange de concret pour nous les donateurs. Par exemple, moyennant 15$, vous aurez le premier numérique du magazine en plus d'un billet pour le lancement. Pour 40$, vous aurez un abonnement d'un an version papier et un billet pour le lancement et ainsi de suite jusqu'à concurrence de 250$! C'est le genre de don qui me motive à donner, bonne idée nouveauprojet.
À l'heure qu'il est, l'équipe a déjà atteint son objectif, mais la campagne se poursuit jusqu'au 9 juin. Àprès tout, on n'a jamais assez de ressources pour démarrer un projet!

Espérons que le lancement aura bel et bien lieu à l'automne 2011, comme «promis», car on attend ce nouveauprojet avec impatience!

http://nouveauprojet.ca/

vendredi 13 mai 2011

En découdre : sous les mailles de la schizophrénie


En découdre est la toute nouvelle pièce mise en scène par Éric Jean au Théâtre de Quat'Sous. Depuis qu'il a pris les rennes de l'établissement, les pièces qu'il a lui-même mis en scène n'ont cessé de nous étonner et de nous émouvoir. On n'a qu'à penser à Hippocampe, Corps Étranger, Opium 37 et Chambre(s). Il a ce don particulier de créer des ambiances fortes de sens qui vont au-delà du jeu des comédiens; que ce soit par l'utilisation des silences, des ombres, des déplacements... Il maîtrise très bien son art. 

Jusqu'au 19 mai, il présente En découdre avec la collaboration de l'auteur français Luc Tartar. Les deux créateurs avaient déjà eu l'occasion de travailler ensemble, en 2009, avec la pièce pour adolescents S'embrassent, du Théâtre Bluff. Un franc succès. 
Cette fois-ci, c'est la schizophrénie qu'ils essaient de démystifier.
«Confronter ses propres démons. Bousculer les conventions, sortir de la mêlée pour capter la lumière, avoir le droit au bonheur. En découdre est le combat épique de celui qui est différent, mais qui lutte avec courage et vaillance.»

Étant vendue au travail d'Éric Jean, je l'avoue, c'est avec de grosses attentes que je me suis rendue au Quat'sous plus tôt cette semaine. Je n'ai vraiment pas été déçue, mais pour être franche, je trouve qu'il manquait à cette création un je-ne-sais-quoi qui aurait su déclencher un plus fort sentiment d'empathie envers le personnage féminin atteinte de schizophrénie. Pour vous mettre en contexte, la pièce raconte l'histoire d'une jeune femme dans la vingtaine qui, à force de comportements anormaux, apprend qu'elle est atteinte de schizophrénie. S'en suit une traversé dans les coins sombres de la maladie où ses proches tentent tant bien que mal de l'aider. 

On annonçait une création à la fois musicale et théâtrale, ce qui a d'autant plus piqué ma curiosité. Un choix juste et très bien exploité de la part de Monsieur Jean. On a laissé le texte respirer en l'entremêlant à des trames sonores, des silences, de la danse et du chant. Face à la maladie ce n'est, en effet, pas tant la parole qui contribue à nous faire plonger au coeur du sujet, mais tout ce qui touche l'ambiance et l'expression corporelle. Une belle idée qui fonctionne. 

Je n'ai jamais eu à faire face à la schizophrénie dans mon entourage, j'en connais donc très peu sur le sujet. C'est d'ailleurs pourquoi j'aurais aimé voir des réactions plus vives de la jeune femme et de son entourage à l'annonce de cette terrible nouvelle. On sent le désemparement chez les personnages, mais c'est très «léger». Si on se met à la place de la mère de la jeune fille, je suis certaine qu'il y aura plus de colère et de sentiments mitigés face à la maladie que ce que l'on voit sur scène. J'aurais aussi aimé être transportée dans la tête de la jeune fille; entendre les voix et les sons qui hantent les gens atteints de schizophrénie, dit-on. On a choisi de ne pas entrer là-dedans pour En Découdre et selon moi, ça manque un peu à la pièce.

Reste qu'il s'agit d'une très belle création au plan de la mise en scène et dont le propos nous force à une réflexion sur cette maladie encore bien peu connue. À la sortie du théâtre, ce sont les mots touchant et poésie qui se promenaient sur les lèvres des spectateurs.

En Découdre, jusqu'au 19 avril 2011 @ Théâtre Quat'sous
http://www.quatsous.com/1011/saison/en_decoudre.php

jeudi 12 mai 2011

Socalled @ Cabaret du Mile End


Sleepover, c'est le titre du quatrième album que Socalled nous dévoilera en grande pompe ce soir au Carabet du Mile End. 
Malgré ce que l'on pourrait croire, Socalled n'est qu'un seul homme qui possède les talents d'un band en entier: rappeur, chanteur, musicien, photographe, magicien, écrivain, journaliste et dessinateur... Il incarne l'image de l'artiste accompli. 

L'album est disponible depuis mardi dernier sur iTunes. Sleepover mélange tout un tas de genres musicaux en un album «fête». À une époque où les genres et les styles ne sont plus encastrés, mais complémentaires et où il est coutume de chanter en plusieurs langues sur un même enregistrement, Socalled est plus que jamais l'incarnation de l'ouverture et de la diversité en musique. C'est rassurant de savoir qu'il s'y adonne, non pas parce que c'est à la mode, mais parce qu'il aime véritablement la musique et dans toutes ses déclinaisons. 
On se laisse porter par Sleepover comme dans un party d'été improvisé qui débute en après-midi, qui passe par toutes sortes de phases, pour se terminer aux petites heures. Pour construire ses enregistrements, Socalled a fait appel à des artistes tout aussi talentueux, comme Chilly Gonzales, Katie Moore, Mighty Sparrow, Sans Pression et Roxanne Shante. Ça donne un très bon résultat, Bande à Part lui a d'ailleurs décerné la note de 7,6. 

Pour voir Socalled à l'oeuvre et bien entouré, c'est ce soir, au Cabaret du Mile End, à 20h. Paraît-il qu'il ne reste plus de billets en pré-vente sur Admission (c'est tant mieux parce qu'ils sont toujours trop chers)... Si vous êtes chanceux, il en reste peut-être à l'Oblique ou encore chez Atom Heart, rue Sherbrooke. 

http://www.socalledmusic.com/

mercredi 11 mai 2011

Ice House: Casse-croûte, texan, rustique style!

Photo du Hour

On entend beaucoup parler ces temps-ci du nouveau restaurant de l'équipe de la Kitchenette: le fameux Ice House. Nommé une des terrasse les plus prometteuse de l'été par Joanna Fox, journaliste au Mirror, le restaurant rue Roy, n'a pas fini de faire parler de lui, car c'est une petite merveille.

Nous n'avons malheureusement pas pu profiter de la terrasse lorsque nous y sommes allés, elle était fermée faute de chaleur. On a donc vécu l'expérience de l'intérieur! Le restaurant est presque aussi grand que la terrasse par contre (on y accueille 20 personnes pas plus) donc préparez-vous à attendre une vingtaine de minutes avant d'avoir une table. Nul besoin de téléphoner pour réserver, ils ne prennent pas les réservations non plus. Qu'à cela ne tienne, ça vaut la peine d'attendre parce que la nourriture y est excellente. 

L'ambiance rappelle autant celle du casse-croûte de luxe et que celle du bar rustique. On s'y sent bien, on y relaxe aisément. La faune est assez diversifiée: gens du coin, couples, amis, jeunes professionnels, moins jeunes; tout le monde y trouve son compte. Seulement une serveuse couvre les tables «de l'intérieur», elle sert uniquement à boire et elle fait le service. Pour commander nos repas, on doit se rendre au petit comptoir qui donne sur la cuisine où l'un des chefs prend notre commande. 
Au menu? Cuisine texane avec ses burritos et ses tacos en toutes sortes de déclinaisons, des huîtres, des fruits de mer, des ribs et j'en passe. 
Nous avons essayé le chili et fromage sur frites en entrée. Il était épicé à point et le mixte des ingrédients était savoureux. Un délice! D'ailleurs, il y a beaucoup de friture dans les plats, ce n'est pas un défaut en soi, mais qu'on se le dise, c'est calorique. 
Par la suite, j'ai essayé les tacos (2 par assiettes) aux portobellos grillés avec avocat, oignons frits, Monterey Jack et tomates. Délicieux une fois de plus. L'assaisonnement était parfait et le mixte des ingrédients se mariait très bien en bouche. Mon pendant masculin, quant à lui, a penché pour le burrito au steak avec poivrons et sauce au fromage. On parle d'un très gros burrito avec un steak cuit à point coupé en lanières. C'était savoureux une fois de plus, parait-il que la sauce aurait pu être un brin plus fromagée. 

L'appétit ayant ses limites, nous n'avons pas pu en goûter d'avantage. Il y a aussi au menu des crevettes pop corn, des sauts d'huîtres et de ribs, des cakes de crabe, des desserts... Il faudra y retourner pour tout goûter. D'ailleurs, toutes les assiettes que nous avons vu passer donnaient l'eau à la bouche. La présentation des plats est de type cafétéria: assiettes en carton et cabaret. On aime, ça rappelle vraiment le casse-croûte, mais ce qu'on y mange est cent fois meilleur. Pour ceux qui me diront que ce n'est pas écologique, je répondrai oui, mais la cuisine est si petite que je doute qu'un lave-vaisselle grande capacité y serait le bienvenue. C'est légitime de leur part. 

Côté alcool, encore une fois, on a de tout. De la bière de la Jamaïque et d'autres pays, du vin et des drinks. Tout sur le comptoir donne soif, mais attention, renseignez-vous sur les prix qui ne sont pas affichés, car vous aurez peut-être des surprises à la caisse! Le vin que j'ai bu était 10$ le verre... Il se mariait bien aux plats, donc vous aurez compris que la facture monte vite. Pour le reste, c'est très abordable, environ 10$ par plat (à part les huîtres, bien entendu). 

Un restaurant fort intéressant pour l'été qui arrive, tant pour une après-midi chaude, un 5 @ 7 ou une soirée. Souhaitons qu'il ne sera pas victime de son succès et que tout y restera aussi agréable malgré le succès annoncé.

Ice House 
51 Roy Est, Montréal

mardi 10 mai 2011

Chromatic par Massivart


Vous avez peut-être vu la publicité de l'événement dans la ville ces jours-ci. Personnellement, elle m'a beaucoup intriguée, c'est souvent les graphismes les plus simples qui frappent. J'ai mis un peu de temps à comprendre, en lisant le catalogue de la soirée distribué gratuitement dans les présentoirs à journaux, de quoi il s'agissait exactement, mais surtout où ça se passait!
Un petit survol qui contient en une page tous les éléments clés de Chromatic :

Massivart est un collectif de promoteurs d'événements qui s'est donné pour mission de rendre l'art émergeant plus accessible et plus présent dans la faune culturelle montréalaise. Mission noble et plus-que-très-intéressante. C'est dans cet optique que l'événement Chromatic se tiendra à la Société des Arts Technologiques, vendredi le 20 mai.

Il s'agira de la troisième édition de l'événement. La programmation artistique de la soirée a été élaborée par Kristian Manchester, de Sid Lee, et Ximena Becerra, de la galerie d'art Yves Laroche. Vu leur emploi respectif, on a tendance à leur faire confiance sur ce coup-là. L'événement regroupera des artistes de toutes les sphères: arts visuel, performances, musique, mode, gastronomie... Au rendez-vous, plus de 75 artistes locaux tels que EN MASSE, François Lalumière, SPG le pigeon, Akido, Dj Brace... Le volet gastronomique sera assuré par le jeune traiteur Tête de violon qui nous proposera des amuses-gueules révolutionnaires sur table noire... Ça intrigue!

Le but de tout ça est de rassembler les communautés créatives de Montréal et d'offrir une plate-forme de rencontre entre les artistes de la relève et l'industrie. C'est une excellente opportunité, également, pour eux de se faire découvrir du grand public. C'est donc un rendez-vous, le 20 mai, pour une soirée tout ce qu'il y a de plus émergente où, j'imagine, plusieurs surprises nous attendent.

Les billets sont en pré-vente sur le site de Massivart au coût de 15$. Il sera aussi possible de s'en procurer à la porte pour 20$.

Chromatic - Massivart @ la SAT
http://massivart.ca/actualite/chromatic