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mercredi 30 novembre 2011

Smart Design Mart : Les Métiers d'Art Émergents



Je ne sais pas pour vous, mais je dois avouer que ces dernières années le Salon des Métiers d'Arts m'a un peu déçu. Oui, nous trouvons encore des artistes émergents et un peu hors normes, mais selon moi, beaucoup trop de grosses bijouteries qui ont déjà des boutiques un peu partout en province et des artisans qui ne se renouvellent pas (je pense ici à tous les potiers qui ne nous étonnent plus avec leurs bols). L'an dernier, je me suis même surprise à avoir plus de plaisir dans la nouvelle section «gourmande» du Salon que dans les kiosque des artistes: c'est signe que quelque chose cloche. Pour cette raison, cette année j'essaierai le Smart Design Mart. 

L'événement se tiendra dans un gigantesque loft de la rue St-Viateur. Eh oui! Encore dans le Mile-End. Le concept est assez amusant, tous les artisans sont invités à décorer leur petit espace en mini-boutique de leur rêve. On s'attend à un concentré d'hispteurisme! On y trouvera de tout: des vêtements, des bijoux, des articles pour la maison, des jouets, de la nourriture et des produits pour le corps. C'est quand même très gros, on y attend plus de 100 exposants de notoriétés différentes, mais qui ont tous en commun de ne pas être devenus de trop grosses entreprises. Je connais certains d'entre eux (Atelier B, Valérie Dumaine, Papirmasse, le Comptoir d'ailleurs...), mais la plupart de artistes me sont inconnus: bonne nouvelle, je ferai des découvertes. 

Nous n'avons qu'un week-end pour en profiter et ça débute ce vendredi. Que ça soit au Smart Design Mart, au Salon des Métiers d'Art ou dans n'importe quel marché de Noël, l'important reste de privilégier des achats de cadeaux d'artisans d'ici. C'est avec des gestes comme ça que notre industrie deviendra plus «forte».

Smart Design Mart 2011
2 @ 4 décembre 2011
160 Saint-Viateur Est, 2iem étage
http://smartdesignmart.blogspot.com/

mercredi 16 novembre 2011

S pour Salon du Livre maintenant!



On se rend compte que le temps passe vite quand c'est le retour su Salon du Livre de Montréal... Déjà? Chaque année on a l'impression que ça vient tout juste d'avoir lieu. C'est aujourd'hui-même que ça recommence! Plusieurs nouveautés d'auteurs de chez nous et de qualité marquent la nouvelle édition de ce salon achalandé. À voir, mais surtout lire, selon moi:

Mais avant, chapeau à la publicité du Salon de cette année! Elle est bien pensée et on n'a pas eu peur de laisser un peu de côté les images léchées et épurées -dont on commence à se lasser ces temps-ci- pour aller du côté de l'imaginaire: un choix tout désigné pour le livre d'ailleurs. Chaque fois que la publicité passe à la télévision, je m'y attarde et je la regarde de A à Z (même si je sais très bien ce qu'elle annonce). Elle est invitante et envoûtante! On a visé dans le mille.

Les livres qui me feront investir dans la lecture cette année au Salon:

Stéphane Dompierre pour Stigmates et BBQ 
@ Québec Amérique
Un auteur que j'affectionne beaucoup! Il écrit du point de vue de l'homme de la génération Y, voir derniers miles de X, ça plaît à ses homologues comme aux femmes. Il parle de la vie et des passages de la vie et, le tout, juste assez romancé. Il sera présent au salon pour nous signer nos exemplaires de Stigmates et BBQ!

Matthieu Simard pour La Tendresse attendra
@ Stanké
Parce qu'il fait dans la romance (pas toujours romantique, comme nos quotidiens!) à la manière d'un gars. C'est drôle, ce n'est pas toujours cute, ça nous déçoit dans certains chapitres, mais ça finit bien et on aime ça! Il sera lui aussi au Salon du livre pour les dédicaces de son sixième livre.


Michel Rabagliati pour Paul au parc
@ La Pastèque
On n'en pouvait plus d'attendre la suite après Paul à Québec! J'ai très hâte de voir où le talent de Michel Rabagliati amènera les aventures de Paul dans ce parc. La Pastèque est d'ailleurs un de mes kiosques préférés au Salon du livre. On ne se lasse pas de regarder les oeuvres (c'est vraiment le bon mot) des bédéistes que la maison publie. Les BD qu'ils font sont des objets d'art en soit, j'adore leur esthétisme.


Chélanie Beaudin Quintin & Mathieu Girard pour Vraiment vrai?
@ Éditions Michel Quintin
J'ai entendu parler de ce duo de journalistes éclatés avec penchant pour l'esthétisme dans La Presse il y a peu de temps. Ensemble, ils ont parcouru le monde à la recherche de nouvelles extraordinaires et ils en tracent le portrait avec humour. J'ai hâte de les voir et de voir le fruit de leur travail!

Et au rayon des livres de recettes ça sera: 
Josée DiStatio et son nouveau livre (ma mentor en cuisine!)
Antoine Sicotte et la suite de ses recettes rebelles
David McMillan et l'art de vivre selon le Joe Beef (un beau livre à tous les égards)

Et c'est sans parler de toutes les petites maisons d'éditions (de romans) mais surtout de BD qu'il est toujours agréable de découvrir!

Le mot d'ordre pour ce week-end littéraire: on ne compte pas la dépense quand il est question de littérature de chez nous!

Salon du Livre de Montréal 2011
http://www.salondulivredemontreal.com/index.asp


jeudi 16 juin 2011

Ingénieuse Ferme LUFA


Croyez-le ou non, depuis quelques mois, Montréal est l'hôte de la première serre urbaine commerciale sur toit au monde: La Ferme LUFA... On a de quoi être fier! J'ai découvert cette ferme dans le cadre de mon travail et j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec l'homme à la source de ce projet...

Il s'agit d'une idée de Mohamed Hage, un jeune montréalais d'origine libanaise qui trouvait dommage qu'à Montréal, on ne puisse pas bénéficier de légumes qui n'ont pas parcourus de kilomètres avant d'arriver dans nos assiettes. Il déplorait aussi que, depuis son arrivée ici, jamais il n'avait regoûter de concombres ou de tomates qui ont le vrai goût comme c'est le cas au Liban. Ç'a entre autres été un des éléments de départ du projet. 
La serre a trouvé son emplacement, après plusieurs mois de recherche, sur le toit du Marché Central. Tout a été étudié dans son élaboration; du design à l'architecture, en passant par la technologie, pour que les légumes qui allaient y pousser soient produits de manière responsable. En clair, ça veut dire que les légumes de la Ferme LUFA sont produits sans pesticides, mais plutôt par neutralisation naturelle (s'il y a des pucerons, on introduit des coccinelles!), son irrigation est pensée pour réutiliser les eaux et énergétiquement parlant, on produit une tomate, par exemple, avec la moitié de l'énergie requise dans une serre conventionnelle. Wow!

Et le plus beau dans tout ça, c'est que la ferme dessert près de 2000 personnes abonnées à leurs paniers hebdomadaires. Les paniers sont déposés dans 30 points de chute à travers la ville, les légumes sont cueillis le matin-même et ceux-ci n'auront jamais vu un frigo avant le vôtre. Le processus de livraison est, lui aussi, vert et il ne nécessite pas plus de 15$ d'essence par jour. On parle vraiment d'un concept novateur!
Quatre formats de paniers sont disponibles, le plus petit se détaille environ 22$ par semaine. Comparativement à des légumes vendus en épicerie, vous ne paierez pas moins cher, mais pas plus cher non plus; les prix sont équivalents et c'est bien normal. C'est bien peu, une vingtaine de dollars par semaine, pour accéder à des légumes de la Métropole produit de façon responsable. Le concept est disponible 12 mois par année.

Vraiment, un concept auquel on veut adhérer! Et qui risque, fort possiblement, de faire des petits dans bien d'autres villes du monde...

Ferme LUFA
https://lufa.com

lundi 30 mai 2011

Thierry Ricourt : Agent Spécial de l'Interpol

Image La Presse

C'est une des belles découvertes que j'ai faite au Zoofest l'an dernier: Les incroyables aventures de Thierry Ricourt. Un projet tout ce qu'il y a de plus déjanté qui n'est ni du théâtre, ni de l'improvisation, ni un feuilleton, ni une série télé, ni un spectacle musical; mais tout ça à la fois! 

Il s'agit du projet de Marie-Lise Chouinard, une diplômée, encore assez ressente, de l'option théâtre du Collège Lionnel-Groulx. En plus de Thierry Ricourt, elle taille assez bien sa place en ce moment dans le milieu et on a pu la voir dans la dernière édition des Parlementeries. Le talent d'écriture, de mise en scène et le sens du spectacle de cette jeune femme à la crinière volumineuse est indéniable. Les incroyables aventures de Thierry Ricourt est littéralement une série télé séparée en épisodes qui prennent place sur les planches plutôt qu'à la télé. Et le plus ingénieux, c'est que l'auteur a écrit les épisodes à la manière des Simpson; on peut les regarder dans n'importe quel ordre et on ne manque rien de l'intrigue parce qu'il ne s'agit pas d'une histoire chronologique. On parle ici, également, d'un excellent mode de fidélisation du public, car on a toujours hâte de voir le nouvel épisode et ça ne nous dérange pas de revoir un épisode parce que c'est bon; comme dans le cas des Simpson. 

Et quel en est le propos? À chaque début d'épisode, la joyeuse bande de comédiens, constituée de Marie-Lise, de quatre autres jeunes comédiens et amis et accompagnés de son groupe musical Velours de Rubis; nous chantent avec entrain le gingle de la série et, chaque fois, on rit et on finit par le chanter avec eux. 
Thierry Ricourt, est un agent spécial de l'Interpol, un français que l'on dépeint typiquement avec ses complexes de supériorité. Samuel Côté, Thierry Ricourt lui-même, porte à la perfection ce rôle avec ses mimiques à la Jim Carrey et son physique filiforme qui prête à la cascade. On entre donc dans son quotidien d'agent, où les personnages sont plus extravagants que nature: le stagiaire lèche-botte, la secrétaire plantureuse, le patron gras et lui, l'agent spécial trouillard et super-héros à la fois... Des clichés me direz-vous, mais oh! combien délectables. On ne se lasse pas de les voir faire des «cascades maisons» avec peu de moyens, de les entendre «perler» à la française et de les voir évoluer dans leurs intrigues un peu prévisibles; parce que c'est bien fait, intelligent et drôle. 
Quand je parle de peu de moyens, c'est très peu de moyens. Mais ça va bien à la troupe qui est composée de gens ouverts et prêts à tout pour se faire connaître. Leurs premiers spectacles, ils les ont donnés au Café Cléopâtre et ils étaient tous dehors, costumés, à quelques minutes du début des représentations, à faire eux-même la promotion de leur chef-d'oeuvre aux passants. Ils sont géniaux!

Si je vous en parle aujourd'hui, c'est que demain, mardi le 31 mai, ils donneront une représentation gratuite d'un nouvel épisode. Le but? Séduire un diffuseur dans le but de faire le saut au petit écran. Les voir à la télé serait, en effet, un succès de plus à la télévision québécoise et j'exagère à peine!

Les Incroyables Aventure de Thierry Ricourt
31 mai 2011 @ Lion d'or
Portes : 19h30
Distribution: Geneviève Boivin-Roussy, Yannick Chapdelaine, Marie-Lise Chouinard, Samuël Côté, Pierre-Philippe Côté, Gabriel Dagenais, Christian David, Jérémy Demay, David Leblanc, Florence Longpré, François Morin, Manuel, Sinor, Guillaume Tremblay ainsi qu'un invité spécial

mardi 3 mai 2011

Le Baron et sa troisième parution


Le Magazine Le Baron lancera ce soir au Divan Orange sa troisième parution. Le projet, fort intéressant, est né au début de l'été dernier avec peu de publicité - si tout ceci ne vous évoque rien, en voici la cause!  Qu'à cela ne tienne, il n'est jamais trop tard pour se rattraper. 
Le Baron est le fruit d'une collaboration des fondateurs de Motel, Rien à déclarer et BangBang. Toujours dans la lignée des publications émergentes, le trimestriel traite de sujets variés comme la culture, la politique, le design et les voyages et ce, partout à travers le monde. On y trouve aussi de très bonnes entrevues avec les acteurs des tendances de demain dans tous ces domaines. Vous l'aurez compris, on se situe quelque part entre le Nightlife et Urbania

Je me suis procurée les deux précédents numéros et je n'ai jamais été déçue. Les sujets sont toujours très pertinents, parfois même pointus et on y fait de belles découvertes. La différence entre Le Baron et des publications comme le Nightlife et Urbania c'est qu'on relève la volonté de vouloir faire dans l'émergent «sérieux»: peu de blagues et de «culture de la rue» et beaucoup d'emphase sur le contenu. Une belle arrivée dans le domaine pour ce types de publications. En le lisant, on remarque vite, qu'il s'agit encore d'un jeune projet et qu'on travaille à le mettre en place. Parfois les articles sont un peu trop longs, la mise en page n'est pas très invitante et on aimerait avoir plus de photos. Rien de bien grave, puisque le contenu est là, mais pour bien tailler sa place dans le milieu, ce sont des éléments qui devront être ajustés. Heureusement, on remarque le travail qui est fait à ce niveau plus les éditions se succèdent.

Ce soir, l'équipe du Baron nous convie dans une formule de lancement qui n'est sans rappeler celle du Urbania et c'est tant mieux, car elle est gagnante. Pour 10$, on a le magazine et deux consommations gratuites dans une ambiance 5 @ 7. On a hâte de voir ce que ce troisième numéro nous réserve!

Le Baron, alimente également beaucoup de contenu sur sa page web et offre un abonnement qui relie les plates-formes web, papier et numérique.... À découvrir! 

Ce soir au Divan Orange à partir de 18h:
4234 Saint-Laurent, Montréal

http://baronmag.com